Compte-rendu
Je participe en ce moment au développement du portail www.paysagisme.com. N’hésitez pas à vous inscrire (c’est gratuit)et à faire part à vos amis de son existance.
Voici le compte-rendu:
Je suis arrivé le 29 juin 2008 à l’aéroport de Rabat Salé dans le but d’effectuer en binôme, un stage en bureau d’étude dans l’entreprise “Art et nature concepts” pendant deux mois. M. Saadani m’a accueilli à l’aéroport. Nous nous sommes alors rendus à Larache, plus précisément à l’hôtel Riad où j’ai été hébergé pendant un mois et demi. La ville de Larache a constitué, à travers plusieurs sites, le support de notre travail pendant presque toute la durée du stage.
Nos missions étaient de plusieurs ordres. Nous avons travaillé soit en équipe, soit individuellement. Je vais citer seulement les tâches sur les quelles je me suis penché:
-Participation au programme de développement du portail “paysagisme.com”
-Prise de contact avec un site en cours d’aménagement, le programme immobilier et hôtelier “Cœur de ville”
-Développement d’un concept: un point giratoire situé à proximité du projet “Cœur de ville”
Je vais maintenant décrire le plus objectivement possible ce que nous avons effectué pendant ce stage.
A/ Le portail “paysagisme.com”
Je me suis enregistré dès mon arrivée sur le blog du site en question. Ce blog a été le support du récit de mes actions. Je me suis investi dans ce travail qui me tenait à cœur: j’ai publié depuis mon arrivée vingt trois articles. Ces articles retracent l’évolution de mon travail pendant le stage. Au début de celui-ci, j’avais compris que le contenu du blog était destiné uniquement à mon maître de stage et aux personnes à qui je communiquais l’adresse. Cependant, j’ai rapidement appris comment fonctionnait un blog. Au fil du temps de plus en plus de personnes lisaient ces articles. Ce n’est qu’au bout de quelques semaines, après avoir été remis à l’ordre, que je me suis rendu compte de l’impact, limité certes mais réel, de mes écrits (cf: paragraphe B/).
Ce blog a permis tout de même de faire connaître le portail paysagisme.com à de nombreuses personnes. Le nombre de lecteurs liés à ma famille s’est agrandi au fil du temps. Je pense qu’aujourd’hui ils sont plus de vingt. Il est vrai qu’ils n’appartiennent pas au monde du paysage mais cela a permis d’élargir le champ d’action notamment par le “bouche à oreille".
J’ai également communiqué l’adresse à de nombreux collègues de travail, à mon directeur, à l’ensemble des étudiants itiapiens, à mes responsables pédagogiques et à toutes les personnes recensées dans mon carnet d’adresses, travaillant dans la filière paysage en France, tout en les incitant à transmettre le message et à intervenir sur le forum.
Depuis peu, j’essaie de faire apparaître en lien le portail de paysagisme.com sur des sites reconnus en France tels la FFP, l’UNEP, les écoles de formation en aménagements paysagers, et sur des sites plus généraux comme “les paysagistes.com", “conservatoire des jardins et paysages", etc…
Je veux participer également jusqu’à la fin de mon stage, aux discussions sur différents thèmes présents sur le forum de paysagisme.com, action qui a débuté il y a quelques jours. Il est vrai que mon travail dans ce domaine aurait pu être davantage approfondi et j’aurai pu débuter un peu plus tôt. Cela s’explique en partie par le fait que je me sois consacré principalement au projet de conception.
B/ Prise de contact avec le projet “Cœur de ville”
Dès le départ du stage, je me suis consacré à ce projet à travers des recherches. Celles-ci ont débuté sur Internet et se sont axées sur deux sujets: la place de la ville au Maroc et la place du projet “Cœur de ville” à Larache. J’ai découvert des documents assez généraux sur l’économie du pays et surtout de la ville. J’ai pu constater que la ville présentait un réel décalage avec d’autres villes marocaines. Larache, d’après certaines personnes, a subit un déclin dans les années 90/00 et a pris du retard en terme de développement par rapport à des villes comme Tanger et Asilah. J’ai également compris que Larache était aujourd’hui, en pleine évolution et qu’elle laissait penser à un avenir prometteur en termes de développement. Celui-ci est assez récent mais s’effectue à toute vitesse.
D’autre part, j’ai lu des documents évoquant quelques problèmes liés à Larache ou à la province portant le même nom.
Deux sujets m’ont interpellé: Le premier concerne l’objectif “province (de Larache) sans haschich". Cette politique a entrainé des répercutions positives au niveau international et sur le plan “éthique". Celles-ci contrastent tout de même avec des difficultés au niveau de la reconversion des personnes vivant de cette culture et avec tous les problèmes qui y sont liés.
Le deuxième sujet est davantage en rapport avec l’objet de mon stage et a engendré une question fondamentale à mes yeux: Le développement économique constitue-t-il une menace face au patrimoine de la ville et à sa culture. Un document (annexe 1) est notamment à l’origine de ma réaction décrite sur le blog.
J’ai certainement émis des idées trop rapidement, sans avoir pris connaissances de l’ensemble des données. De plus il n’était pas dans mon intérêt et dans l’intérêt de personne, d’émettre un tel commentaire. C’est à ce moment que j’ai compris que les articles présents sur le blog n’étaient pas seulement lus par mon maître de stage et par ma famille. Je désignerais cet incident comme une erreur de jeunesse (dixit M. Saadani).
Internet ne fut pas la seule source d’information. Je me suis référé entre autre à des journaux nationaux ("Le matin", “L’opinion” et “Economiste"). Ces journaux ne m’ont apporté que des données générales sur le pays.
La prise de contact avec les personnes pilotant le projet “Cœur de ville” fut également intéressante (ingénieur, commerciaux, chef de la sécurité..). Je regrette simplement que le projet “Cœur de ville” ne fut pas plus présent dans nos conversations. Je retiens tout de même que la ville de Larache est en pleine évolution tant au niveau urbanistique qu’au niveau économique.
Les discussions dans la rue ou dans des cafés avec les habitants de la ville étaient également très intéressantes en ce qui concerne le projet “Cœur de ville” mais aussi sur d’autres thèmes comme la religion, la culture marocaine et française ou encore les répercutions d’un monde basé sur l’hyper-consommation.
Vient ensuite un travail plus concret. Nous avons fait un inventaire d’une trentaine de plantes présentes à proximité de l’hôtel. Cet inventaire nous a donné envie d’aller plus loin, de découvrir les plantes endémiques ou non, présentes au Maroc et de nous informer sur celles-ci. Je tiens à préciser que les recherches furent assez compliquées et longues. Nous nous sommes référés à internet et aux connaissances de mes collègues spécialisés en plantes d’intérieur. C’est assez réducteur, nous aurions pu tenter de rencontrer un botaniste ou se référer à des livres. Nous nous sommes tout de même rendus au service des eaux et forêt à Larache dans le but de récupérer des informations liées aux plantes étudiées et à la végétation endémique de Larache. Les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos espérances. Nous n’avons pu récupérer qu’une liste de plantes présentes dans les forêts avoisinantes (Espèces spontanées: Quercus suber, Cistus salvifolius, Pteridium aquilinum, Calycotome villosa, Chamaerops humilis, Cytisus arboreus, Teline lignifolia;
Espèces introduites: Eucalyptus camaldulensis, Eucalyptus gomphocephala, Eucalyptus globulus, Eucalyptus maïdeni, Pinus pinea).
Le responsable du service nous a renvoyés vers un autre service à Tétouan qui était selon lui davantage approprié à nos recherches. Après un court rapport téléphonique avec cet organisme nous avons décidé de ne pas aller à Tétouan. Nous avons pris cette initiative car nous ne voulions pas perdre de temps dans un voyage qui aurait pu être considéré comme une visite touristique; de plus nous doutions que l’organisme en question puisse nous apporter des réponses utiles. Il est vrai que nous aurions pu être plus entreprenants mais je pense que nous nous sommes concentrés sur internet dans un souci de facilité. Cette démarche nous paraissait être au départ la plus rapide et la plus efficace; ce ne fut pas forcément le cas.
Il ne me semble pas nécessaire de communiquer le résultat de nos recherches qui peut être retrouvé dans des bouquins d’horticulture ou sur certains sites internet comme Wikipédia (caractéristique de chaque plante et de leur biotope). Je pense avoir appris beaucoup dans ce domaine, qui plus est, ces connaissances me serviront lorsque je serai en relation avec le service “intérieur” dans l’entreprise où j’effectue mon apprentissage en France.
Nous avons également fourni à la demande de M. Saadani un relevé (annexe 2) de quatorze arbres (phoenix, olea, phytolaca, ailanthus) présents autour de l’hôtel. Les données récoltées (emplacement, circonférence du tronc, hauteur, état extérieur, dimensions de la couronne) furent traduites sur un plan autocad et sur des fiches individuelles descriptives. Le travail a été relativement minutieux et précis. Nous n’avons pas eut de retour sur ce travail.
C/Développement d’un concept
La principale mission qui m’a été octroyé, était la mise en place d’un concept avec comme support une place située à proximité du projet “Cœur de ville". Je suis parti de zéro, tout était à construire: la démarche et le support étaient très intéressants. J’ai bénéficié d’une totale autonomie dont je n’ai pas forcément su tirer profit. Je reviendrai sur ce sujet à la fin du paragraphe. Je vais d’abord décrire mes actions dans un ordre chronologique.
Premièrement comme j’ai pu l’expliquer ci-dessus je me suis informé sur la ville de Larache et sur le projet “Cœur de ville". Cette phase a duré une petite semaine. Je ne me suis pas renseigné sur la place en question directement. J’ai seulement pris pendant cette période quelques photos du site à partir de différents points d’observation. Je me suis rendu plusieurs fois sur le lieu afin de l’observer et d’essayer de le comprendre. Je n’ai pas laissé de trace écrite des résultats de ces observations peu précises. J’ai simplement constaté que la place était très animée du fait notamment de la présence d’une station de taxis. Ceux-ci étaient à l’origine d’un désordre permanent sur la place. Il n’y avait pas de véritable voie de circulation pour les piétons qui circulaient de façon très aléatoire, en particulier sur la chaussée. Le flux de piétons a contribué à la vision de désordre auquel je m’étais attaché. Je suis parti du principe que la circulation et le stationnement de ces taxis étaient à l’origine de ce désordre. Je me suis focalisé sur cet aspect. J’avais décidé que je devais prioritairement tenter de réorganiser dans mon concept le stationnement et la circulation des taxis.
Le temps passant, M. Saadani nous a demandé de nous presser et de lui proposer une première esquisse. Je me suis alors empressé à trouver un support autocad de l’existant auprès de l’ingénieur présent sur les lieux. Je me suis employé pendant une demi-journée à transcrire le plan sur papier calque. Delà j’ai dressé une première esquisse sur papier en prenant en compte seulement trois problématiques: je me suis concentré sur une réorganisation du stationnement des taxis, sur la réduction des dimensions des chaussées et sur l’élargissement des trottoirs dans le but de réattribuer la place aux piétons qui, selon moi, était exagérément destinée à la circulation ou au stationnement de véhicules.
Une fois ce travail terminé, j’ai retranscrit les données présentes sur mon esquisse papier vers le logiciel autocad (annexe 3). L’esquisse papier ne présentait en effet pas un aspect esthétique satisfaisant; il était également plus simple de transmettre un fichier autocad à mon maître de stage. Je me suis alors rendu compte que le plan récupéré chez l’ingénieur présentait des incohérences et s’éloignait fortement de la réalité.
La phase suivante débuta par une entrevue avec le responsable du service urbanisme à Larache. Le but de ma visite était de récupérer des données par rapport aux projets futurs situés à proximité de la place étudiée. La discussion nous a apporté de nombreux éléments sur le fonctionnement du service et sur les actions qui étaient entreprises. Les éléments en relation avec les projets prévus dans la ville et sur la place étudiée furent quasi nuls du fait de l’absence de schéma directeur et d’un blocage indirect de la part du responsable. Nous avons pu tout de même récupérer un plan autocad relativement précis de l’ensemble de la ville.
Je me suis consacré le jour suivant à vérifier la véracité des informations présentes sur le plan. J’ai effectué des relevés sur le terrain et les ais retranscrits sur le plan Autocad. Une fois cette tâche terminée, j’ai essayé par tout les moyens (plan Jpeg du projet “Cœur de ville", plan Autocad du même projet fourni par un ingénieur présent sur le site) d’inscrire le projet “Cœur de ville sur le plan Autocad reconstitué. J’ai fait face à plusieurs problèmes: il n’y avait aucun point cohérent présent à la fois sur le projet “Cœur de ville” et sur le plan fourni par le service urbanisme. Lorsque j’essayais d’unir les deux plans, des incohérences apparaissaient au niveau des limites entre l’existant et le projet “Cœur de ville". Il m’est encore difficile d’expliquer ces différences. Le support autocad sur lequel je me suis basé pour établir mon concept à été ajusté au mieux. Celui-ci a été fourni à mon maître de stage.
Par la suite, j’ai voulu faire l’état des lieux du site avant de foncer tête baissée dans ma deuxième esquisse. J’ai créé un petit dossier en faisant apparaître des donnés sur la situation géographique de la place, sur le bâti à proximité, sur les activités économiques, un bref aperçu historique et une analyse sur les transports/déplacements au niveau de la place. Suite à cet état des lieux, j’ai établis les orientations à suivre lors de la création du concept.
Une fois ce travail terminé, j’ai travaillé sur un logiciel de 3D (sketch up). Mon but était de proposer un concept reprenant les différents objectifs fixés antérieurement. J’ai utilisé ce logiciel afin de proposer un support de communication acceptable suite à la demande indirecte de M. Saadani. Il est évident qu’on ne peut expliquer ses idées qu’à travers un document parlant. J’ai passé énormément de temps à comprendre et à utiliser ce logiciel qui m’était inconnu auparavant. Cet apprentissage s’est fait au détriment peut être, du véritable intérêt du projet. Je me suis à nouveau concentré sur une réorganisation du stationnement des taxis, sur la réduction des dimensions des chaussées et sur l’élargissement des trottoirs. M. Saadani m’a alors fait remarquer que le site sur mon esquisse ressemblait davantage à un carrefour qu’à une place sans ajouter d’autre commentaire.
J’ai alors modifié la première esquisse en essayant de créer une place comme il m’était demandé. J’ai tenté dans cet espace très réduit de concilier l’idée de place avec une circulation fluide des véhicules tout en gardant à l’esprit que les piétons devaient se réapproprier le site. Je pensais également avoir tenu compte de l’impact du projet “Cœur de ville sur le site". Je suis arrivé à une deuxième esquisse (annexe 4). Celle-ci faisait apparaître finalement un point giratoire amélioré.
Lors de la lecture des consignes relatives aux rapports que nous devions remettre à nos formateurs en France, je me suis rendu compte que l’état des lieux que j’avais réalisé antérieurement était incomplet. De ce fait je me suis remis à travailler sur cet état des lieux. J’ai compléter le dossier avec une lecture de paysage, une analyse des données récupérées et une synthèse de l’ensemble faisant apparaître les points forts et points faibles pour arriver au final à décrire les objectifs à prendre en compte lors du concept (annexe 5). Pendant cette phase j’ai appris que la station de taxis et la gare routière sur lesquelles je m’étais concentré allaient certainement être déplacées sur un autre site.
Mes travaux concernant la conception d’un aménagement à proximité du projet “Cœur de ville” se sont arrêtés à ce niveau. Après avoir pris un peu de recul, je constate aujourd’hui que le concept proposé ne répond pas aux attentes de mon maître de stage. Le dernier paragraphe illustre mon manque d’organisation sur certains points. J’ai réalisé des travaux qui au bout de quelques jours n’avaient plus aucun sens. De plus j’ai négligé certains points comme par exemple, le fait de mettre en place une interview efficace permettant d’interroger des personnes sur le site afin de connaître leurs attentes et leurs besoins. Le summum je pense, est symbolisé par le fait d’apprendre il y a quelques jours seulement le déplacement de la station de taxis. L’absence d’un protocole d’actions clair, qui aurait du être fixé dès le départ, est certainement à l’origine de ce résultat controversé. Je ne pense pas que la quantité de travail produite soit directement à l’origine du désappointement de M. Saadani.
Le manque de connaissances dans le domaine de la conception et la volonté de répondre rapidement à la demande sont à mes yeux les principales causes de ce résultat.
Je me suis consacré aujourd’hui, comme il me l’a été demandé, à la rédaction d’un compte-rendu concernant le travail effectué depuis mon arrivée à larache. Je mettrai ce compte-rendu en ligne après lecture de celui-ci par mon maître de stage.
Je participe également au développement du portail paysagisme.com en essayant de le mettre en lien sur certains sites liés à la filière du paysage. En parallèle à ceci, je travaille sur le forum du site. J’invite toutes les personnes lisant cet article à donner leur avis sur certains thèmes présents sur le forum: http://www.paysagisme.com/forum/
Aujourd’hui vendredi 8 août, le contexte de notre stage a énormément évolué. Nous sommes installés depuis un mois et demi sur une embarcation flottant dans des eaux inconnues. Nous changeons de cap fréquemment et cette semaine j’ai bien cru que nous allions couler pour de bon. La tempête n’est toujours pas passée, les dégâts engendrés vont être difficilement réparables. Il faut pourtant que nous attenions la terre ferme coûte que coûte, le plus dignement possible.
Nous logeons aujourd’hui à Rabat. Notre mission à Larache a été stoppée pour différentes raisons. C’est regrettable. Evidemment je me remets en question. J’analyse, j’essaie de comprendre pourquoi je suis confronté actuellement à une telle situation. Ce n’est évidemment pas ma première réflexion à ce sujet.
Je ne compte pas m’arrêter sur ce qui pourrait fortement ressembler à un échec.
Je me consacre enfin à l’aménagement de la place des trois cimetières. J’attendais ce moment avec impatience.
Chaque cimetière est fondé sur trois religions différentes: l’Islam, le Judaïsme et le Christianisme. Cet aménagement est, à mes yeux, un véritable défi. C’est une véritable aubaine malgré la complexité élevée des contraintes. Le terme “malgré” est mal adapté, le lien de cause à effet serait plus approprié à la situation.
Je dois, dans un futur proche, apporter des propositions cohérentes; pour cela une phase de recherche est nécessaire. En dépit de mon détachement de toute croyance, ma soif de connaissance à ce sujet n’est pas amoindrie.
Je me suis fixé un objectif: je dois proposer une première esquisse à mon maître de stage vendredi 8 aout.
Dans le cadre de notre apprentissage de la culture et de l’économie marocaine, nous nous sommes rendus hier matin dans une petite pépinière située dans une ville voisine. Les 2 employés étaient très accueillants.
Nous aimerions, en parallèles aux projets de conception, visité une pépinière ayant une structure différente. Nous savons qu’il existe au Maroc, des pépinières beaucoup plus importantes employant entre 50 et 100 salariés.
Ces observations entreront également dans notre mémoire de fin de stage où nous devons décrire et comprendre la filière paysage au Maroc.
Voilà quatre jours que je n’ai rien écrit sur mon blog. Mon travail n’est pourtant pas mis à mal. Il est normal qu’après un mois passé à Larache, notre inspiration ne soit plus aussi débordante.
Nous avons pris nos marques dans la ville et la phase liée aux premières découvertes est terminée.
Ces derniers jours ont été consacrés à l’ITIAPE: une de nos missions était d’analyser un paysage en rapport avec notre projet. Je me suis employé naturellement à étudier le paysage urbain à proximité de l’hôtel où nous sommes hébergés au niveau de la station de taxi.
Il est vrai que j’avais déjà réalisé un état des lieux du site il y a quelques semaines. Cette fois, l’étude est beaucoup plus structurée:
1/ Localisation du site .
a. La “place des taxis” au Maroc
b. Pourquoi cette place
2/ Lecture de paysage
a. Le paysage perçu
b. Le paysage visible
3/ Analyse de paysage
a. La place dans la ville
b. L’histoire
c. Le climat
d. Le bâti
e. Les activités économiques
f. Aperçu du sol et végétation
g. Les transports et déplacements
h. Le rapport à la nature
4/ Interprétation et synthèse
a. Points forts/points faibles
b. Les contraintes
c. Les enjeux de l’aménagement choisi
La deuxième partie intitulée “Lecture de paysage” m’a demandé un minimum de réflexion. Je me suis référé principalement à l’article “Lire le paysage” écrit par Frédérique Tanguy, architecte-paysagiste et maître de conférence à l’ENIHP (Ecole Nationale d’Ingénieurs de l’Horticulture et du Paysage). Elle écrit : “Intervenir sur le paysage, au travers des propositions d’aménagement, suppose de l’avoir lu et compris” et “lire le paysage, suppose une démarche qui comprend une méthode et des outils».
Quelle méthode et quels outils faut il donc employer pour lire ce paysage ? Comment réussir à créer une échelle de valeur à partir d’un système complexe qui va jusqu’à introduire les paramètres de perception propres à chacun ?
Mon travail servira à mon collègue itiapien puisque nous allons d’ici peu échanger les supports de projet.



