Quel début d’année spectaculaire en intempéries et en surprises de toutes tailles relatives à nos ouvrages : défoncement des routes, destructions à la chaine des ouvrages, saturation des réseaux d’évacuation des eaux, inondations en tous genres etc.…la faute à qui ? La faute à quoi ? Ce qui est sûr dans tous les cas…..à toute évidence, c’est que le facteur risque a été sous estimé…
Et puis, parlons un peu de prophylaxie, pourquoi attendre le déclenchement de tous les maux, pour réagir en catastrophe, dans la panique générale, à la recherche de solutions ponctuelles, alors qu’il n’est plus à démontrer que notre monde, notre planète sont entrain d’irrémédiablement changer et que les questions à poser relèvent d’une dimension bien plus grande.
La prophylaxie sociale et comportementale, semblent être le remède le plus approprié, pour sauver ce qui reste à sauver, le changement climatique aura droit sur notre environnement immédiat et projeté, c’est un fait ! N’empêche que les sociétés humaines peuvent encore sauver quelques meubles et ont encore un peu de temps pour prendre conscience, quelque soit leur niveau de développement socio-économique, de l’importance de chacun de leurs gestes quotidiens : les actes pollueurs, les consommations énergétiques abusives, la surexploitation des ressources naturelles, les excès…
Il faut reboiser !!!
Il faut reboiser, nos villes et nos campagnes, reboiser pour reboiser, sans autre objectif que de restituer à la planète une partie, ne serait-ce infime, des amputations successives de son couvert végétal et de ses forêts, remédier aux dégâts subits durant le siècle de toutes les révolutions industrielles et technologiques.
Et puis il faut reboiser, pour que l’homme retrouve son échelle dans l’immensité de la création, pour que l’homme retrouve une quelconque assurance d’existence sur cette terre. Reboiser c’est l’ébauche de la remise en place d’écosystèmes, reboiser c’est renégocier avec la planète un droit d’existence intelligent.
Il faut reboiser intelligemment ?!
Il faut reboiser mais en restaurant -en parties du moins- les écosystèmes anciens, éviter de transformer l’environnement en laboratoire à ciel ouvert, car le temps n’est plus aux tests mais à la réparation. Il est donc capital d’éviter l’adoption d’espèces nouvelles : erreurs d’un passé révolu, il faudrait revoyager dans le temps… dans il y a deux siècles au moins, lire et transcrire ce qui y a existé et puis, revenir et traduire les lectures en processus de restauration du capital vert en particulier et du capital vivant en général.
Que chaque pays, chaque région et chaque village restaure son patrimoine vert, reconstitue ses chartes végétales, recultive l’esprit de la communion avec l’environnement naturel, il faut resculpter son espace de vie et créer cette interaction intelligente entre le beau et l’utile : le besoin civilisationnel et l’action rationnelle.
Si les guerres et les épidémies sont d’atroces calamités, que doit-on penser de l’Apocalypse qui se dessine au fil des jours, celui qui estompera toute existence et toute vie sur terre ? Par simples pénuries d’air et d’eau…..morbides spéculations ? ou prévisions réalistes?
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